Le développement du chiot

Les premiers mois de la vie du chiot, son environnement et les relations qu'il développe avec son ou ses maîtres, sont d'une importance capitale pour tous les maîtres de chien de "compagnie" et, a fortiori, pour tous les conducteurs utilisateurs de chien en compétition ou en travail.

De nombreuses observations ont été faites pour décrire le comportement du chien, quiconque a pu avoir la chance ou l'opportunité d'héberger une portée depuis le jour de la naissance, a pu constater la rapidité de l'évolution morphologique bien sûr mais aussi, pour ce qui nous intéresse, comportementale du chiot.

Le développement du chiot est divisé, arbitrairement, en différentes périodes ou phases. Cette classification est arbitraire et ceux d'entre vous qui ont élevé des chiots constateront sans doute des différences entre ce qui est exposé ici et leur expérience personnelle. On ne peut nier non plus qu'il existe des différences notables entre les différentes races (les chiots de grandes races se développent en général plus lentement que ceux des petites races), entre les différentes lignées et peut-être plus encore entre les différents individus au sein d'une même portée.

On distingue donc 5 périodes dans le développement du chiot :

  • La période pré-natale
  • La période néo-natale
  • La période de transition
  • La période de socialisation
  • La période juvénile

La période pré-natale du chiot

Cette période est difficile à connaître puisqu'il s'agit, pour les chiots qui ne sont encore que des fœtus, de la vie intra- utérine et plus particulièrement de la deuxième partie de la gestation qui dure deux mois en moyenne chez la chienne.

Des expériences faites chez le rat ont montré qu'un stress psychologique infligé à la mère avait une influence notable sur l'émotivité et l'activité de ses descendants.

Les situations de stress psychologiques infligés à une chienne gestante provoquent des modifications hormonales qui sembleraient, d'après les expériences de certains, avoir une influence sur la réactivité, l'émotivité et les capacités d'apprentissage de ses chiots.

Pratiquement et, pour donner un exemple, on peut infliger un stress psychologique à une chienne gestante, lorsqu'on l'isole dans une maternité ou tout simplement qu'on lui impose un changement de son mode de vie qui a pour but de moins la fatiguer ou de la protéger, elle et ses futurs petits, d'une éventuelle contamination microbienne.

D'autre part, les capacités tactiles du chiot se développant avant la naissance, on peut penser qu'une certaine habituation au contact se produise déjà in utero par les caresses données à la mère.

La période néo-natale : de la naissance à 14 jours

On appelle aussi cette période, la période végétative. A ce stade le chiot est en effet un peu comme un "légume".

Il passe son temps à dormir, à téter et éventuellement à ramper. Cette période est un peu le prolongement de la vie intra- utérine. A la naissance, le système nerveux du chiot est rudimentaire, il va poursuivre son développement, la maturation, marquée notamment par le processus de myélinisation (formation d'une membrane autour des fibres nerveuses ayant pour fonction de favoriser le passage de l'influx nerveux), pendant les premières semaines de la vie du chiot.

Le jeune se déplace d'abord en rampant  sur le sol car ses membres sont incapables de soutenir le poids de son corps. Vers le 10ème jour il commence à utiliser ses membres antérieurs, puis ses postérieurs vers le 15ème jour, ses capacités motrices s'améliorent donc de jour en jour.

Le cerveau contrôle les battements du cœur, la respiration, l'équilibre mais il est encore peu développé et organisé. Les réponses de l'organisme sont plutôt de type réflexe et ce sont elles, en plus évidemment de l'attitude de la mère à l'égard de qui la dépendance du petit chiot est totale, qui vont permettre la survie et le développement des chiots : ce sont les réflexes primaires, ils sont principalement au nombre de 3 et sont génétiquement programmés, indépendamment de l'environnement et de la mère.

  1. Premier réflexe, le réflexe de succion, par lequel le petit chiot se rue dès la naissance sur les tétines de sa mère pour téter, le chiot tète environ toutes les 2/3 heures soit 12 à 7 fois par 24 heures, cela dépend des races, des sujets et surtout de l'attitude de la mère qui peut se révéler plus ou moins "maternelle". L'éleveur averti et observateur pourra déjà distinguer sur sa portée de 15 jours les chiots les plus dominants : ils sont presque toujours les premiers sur les meilleures mamelles !
  2. Deuxième réflexe, le réflexe de fouissement, qui pousse le chiot à se blottir contre sa mère et ses frères et sœurs, lui permettant ainsi de maintenir une température corporelle viable.
  3. Troisième réflexe, le réflexe périnéal, permet au petit chiot qui n'a pas encore le contrôle de ses sphincters et de son transit, d'éliminer selles et urines dès qu'il est léché par sa mère sur la région du périnée et de l'abdomen. la mère maintient ainsi la couche propre jusqu'à ce que les petits atteignent environ 3 semaines.

La plupart de ces réflexes auront disparu à l'âge d' un mois en raison de la maturation progressive du système nerveux.

Le développement des sens est lui aussi progressif. Les chiots naissent sourds ( audition) et aveugles (vision).

Les yeux s'ouvriront vers le 10/16ème jour et les chiots réagiront aux bruits vers 15/25 jours.

Le sens du goût (gustation) est en revanche présent dès la naissance, les chiots marquent une nette préférence à lécher les substances sucrées et rejettent les substances amères. Le chiot est très tôt sensible à la douleur, les coupes de queue ou d'ergot à 3 jours déclenchent des vocalises intempestives et une agitation significative.

Les léchages effectués par la mère lui permettent d'imprégner les petits chiots de son odeur, à son contact, les petits chiots s'imprègnent de l'odeur de leur mère. Séparés d'elle de quelques dizaines de centimètres, ils vont aussitôt ramper dans sa direction, ce qui prouve bien que leur odorat (olfaction) est déjà présent et performant.

Puis ils vont se blottir contre elle, recherchant son contact et celui des frères et sœurs, leur sens du toucher est déjà lui aussi présent dès la naissance.

A ce stade, il existe déjà une communication, une interactivité, entre les chiots et leur mère.

Ceux-là recherchent leur mère grâce à leur odorat et leur toucher. Ils se mettent également à émettre des vocalisent quasiment dès la naissance. Certaines intonations traduisent un état de bien-être, d'autres peuvent déjà traduire un état de détresse suscitant une réponse immédiate de la mère qui vient lécher ses petits.

L'activité des chiots influe sur le comportement maternel : la mère s'occupe de ses chiots actifs, en revanche, elle a tendance à délaisser ceux qui restent à l'écart et sont moins actifs.

Plusieurs questions se posent hormis le contact avec leur mère :

  • les chiots sont-ils sensibles à ce stade à une certaine influence de l'environnement ?
  • se comportent-ils différemment selon qu'ils sont seuls ou plus ou moins nombreux au sein de la portée ?
  • sont-ils sensibles et/ou réceptifs dès ce stade de développement à la présence de l'homme, d'autres espèces animales ou d'autres et diverses stimulations ?

Diverses expérimentations ainsi que notre expérience personnelle, peuvent nous aider à répondre. Par exemple, certains auteurs ont montré que la fréquence des pleurs n'était pas programmée génétiquement mais conditionnée par les attitudes de la mère.

L'expérience personnelle de l'auteur, est qu'il est bon de ne pas déranger sans- cesse les nouveaux- nés et de faire confiance à la chienne si c'est une bonne mère. Cependant  il est probablement bénéfique dès ce stade de les caresser et de les stimuler chaque jour en évitant de les laisser isolés dans le coin le plus éloigné de la maison ou dans un local spécial de maternité.

De toute façon, c'est avant tout la mère qui, par son comportement plus ou moins tolérant envers l'homme, ses congénères, d'autres espèces animales, va  en définitive influencer le nombre de contacts auxquels les chiots seront soumis.

La période de transition : de 14 à 25 jours.

Au cours de cette période le développement des sens se poursuit. Les sens déjà présent à la naissance s 'affinent (olfaction, gustation, toucher).

Les yeux s'ouvrent vers le 10/15ème jour, les chiots sont capables de s'orienter visuellement vers le 20ème jour. Les conduits auditifs s' ouvrent vers le 10/15ème jour et les chiots commencent à répondre aux stimuli sonores vers le 20ème jour.

Ils passent moins de temps à dormir et leur sommeil est plus calme. Ils sont bientôt capable de réguler leur température corporelle et de maîtriser l'élimination des selles et des urines, ils se blottissent donc moins contre leur mère et quitte leur "panière" pour faire leurs besoins: les réflexes primaires disparaissent.

Les premières dents de lait font leur apparition et les petits sont capables de laper et de manger une nourriture solide ou semi-solide vers 3 semaines.

Parfois, ils lèchent leur mère au niveau des babines et celle-ci régurgite de la nourriture à leur attention. Ce comportement se transformera rapidement en rituel de salutation/ soumission adressé aussi bien à la mère, aux autres chiens adultes et à l'homme.

Parallèlement au développement des sens, les coordinations motrices s'améliorent et les chiots se déplacent de mieux en mieux et de plus en plus vite, ils sont désormais capables d'une démarche active bien que celle-ci soit encore très maladroite.

Grâce au développement coordonné des sens et des capacités motrices conjugué à la poursuite de la maturation du système nerveux, les chiots commencent à développer des relations actives ou interaction avec leur environnement immédiat: leur mère et leurs frères et sœurs ou fratrie. Placés en situation de détresse, ils émettent un son nouveau et particulier qui alerte immédiatement leur mère. Au sein de la fratrie, les premiers léchages réciproques et les premiers jeux font leur apparition: mordillement d'oreilles et de pattes accompagné parfois de petits grognements et de battements de la queue. Ce sont les premières relations sociales.

Les chiots les plus gros et les plus affamés disputent aux autres les meilleures mamelles, les prémices d'une hiérarchie se mettent en place.

A la fin de cette période, les petits chiots se sentent complètement en sécurité dans leur "tanière", ils ignorent la peur et sont attirés par tout ce qui est nouveau dans leur environnement: objets, humains, autres espèces animales...

Ils sont en pleine phase d'attraction ce qui va permettre leur socialisation. Par les contacts permanents qu'ils ont entre eux et avec leur mère, les chiots vont identifier leur appartenance à l'espèce canine, c'est le phénomène d'imprégnation ou socialisation intra-spécifique.

A ce stade de leur développement, les petits chiots ont donc avant tout besoin de la présence de leur mère et de leurs frères et sœurs auxquels ils se montrent très réceptifs, et d'un environnement calme et protégé. On peut néanmoins concevoir que parvenu à ce stade, les contacts avec l homme doivent être plus fréquents et prolongés qu'auparavant.

La période de socialisation : de 25 jours à 12/16 semaines

Le développement des sens et la maturation du système nerveux s'achèvent vers 5/8 semaines. Parallèlement, le chiot devient assez agile pour marcher, courir, sauter sans perte d'équilibre. Tout ce qui est nouveau l'attire et dès que possible est porté à la gueule et mordillé, c'est l'exploration buccale.

Vers 5 semaines, la face des petits chiots devient plus expressive grâce à l'allongement du museau, au contrôle des muscles des oreilles et des babines. Vers 6 semaines, la plupart des chiots sont capables d'exprimer une bonne partie des mimiques ou des gestuelles du chien adulte. Ils ont déjà partiellement acquis des rudiments des codes sociaux et du langage canins. Les premiers aboiements sont entendus vers 20/25 jour.

Au cours des jeux les chiots émettent des sons (jappements, gémissements, aboiements, hurlements) qui ressemblent de plus en plus à ceux des adultes.

Au début de la période de socialisation, les petits chiot sont fonctionnellement capables de s'éloigner de leur couche mais ils sont encore très timorés et l'exploration de leur environnement s'effectue par de nombreux et brefs aller-retour depuis leur couche, c'est l'exploitation en étoile.

Parallèlement, les échanges et les interactions au sein de la fratrie s'intensifie au fil des semaines, les relations sociales et les liens sociaux entre chiots s'accentuent. Rapidement, la fratrie se transforme en groupe, chacun imitant son voisin et/ou sa mère, on parle de comportement allélo-mimétique. Les jeux sont de plus en plus fréquents et variés au sein de la fratrie et parfois avec la mère.

C'est en jouant que les jeunes vont exercer les différentes postures typique de leur espèce et vont peu à peu leur attribuer une signification grâce aux réactions qu'elle provoquent chez leur congénères. En combinant des attitudes et des mimiques corporelles à des vocalises variées, ils se chassent, se poursuivent, s'échangent des aboiements ou des grognements, sollicitent la participation au jeu, se volent les jouets, dominent, se soumettent, défendent leur proie...

Bref, se comportent en chien et apprennent, grâce aux contacts au sein de la fratrie et avec la mère, l' ensemble des codes sociaux canins. Ainsi ils apprennent progressivement à moduler l'intensité et la signification de leur grognements ou aboiements. Ils apprennent également vers la 5ème semaine l'inhibition de la morsure ; dans leur jeux de plus en plus violents, il arrive qu'ils fassent mal à leur congénères et déclenchent ainsi une réaction encore plus violente de leur part qui les poussent alors à relâcher leur prise.

En fait, ils découvrent que leur dents peuvent faire mal et ils apprennent à moduler l'intensité de leur prise. Parfois ils font également mal à leur mère, celle-ci s'énerve et grogne et le petit chiot s'assied alors instinctivement en sollicitant doucement sa mère d'un antérieur, c'est la position d'apaisement.

Parfois la mère peut s'énerver encore plus intensément , le petit chiot prend alors peur et se couche instinctivement sur le dos en découvrant son abdomen ce qui a pour effet de calmer immédiatement sa mère, il peut même émettre un petit jet d'urine, c'est la position de soumission.

Le petit chiot acquiert ainsi un sens de plus en plus aigu de la hiérarchie au sein de son groupe c'est à dire vis à vis de sa mère comme de ses frères et sœurs. Dans la plupart des cas, le chiot est définitivement soumis à sa mère, en revanche les relations hiérarchiques entre les membres de la fratrie ne sont pas encore définitives.

Vers 4/6 semaines les individus les plus lourds sont en général les plus dominants, passé la 6ème semaine, le tempérament des chiots, leur ardeur à protéger un jouet, leur voracité pour la nourriture peuvent inverser certaines relations préalablement établies.

Vers la 7ème semaines, un changement majeur se produit dans le comportement du chiot: auparavant attiré par tout c qui est nouveau dans son environnement, il devient beaucoup moins avenant, il rentre dans la phase de répulsion.

La succession de 2 comportements aussi opposés fait qu'on qualifie cette période s'étendant de la 3ème à la 8ème semaine, de période critique ou période sensible.

On comprend ainsi mieux l'importance capitale de l'exposition à l'homme et éventuellement à d'autres espèces animales dès la fin de la 3ème semaine, on parle de socialisation inter- spécifique : socialisation à l'homme, au chat, aux oiseaux...

Si le petit chiot  n'a pas eu l'occasion de fréquenter quotidiennement l'homme pendant cette période, il sera beaucoup plus dur pour lui d'accepter la compagnie de l'homme qu'il cherchera en général à éviter par la suite, sauf au prix de lents et patients efforts de son maître.

En revanche, nul ne connaît aujourd'hui avec précision la fourchette de temps que l'homme doit quotidiennement passer au contact des chiots au cours de cette période.

Selon certains, quelques minutes passées en compagnie des chiots seraient suffisantes, surtout si elles sont associées à une distribution de nourriture, selon d'autres il faudrait passer beaucoup plus de temps chaque jour avec eux. Le débat reste ouvert...

Parallèlement aux changements intervenants chez le chiot, l'attitude de la mère à l'égard de ses petits se modifie sensiblement dès la 5ème semaine.

Auparavant très attentionnée et proche, elle commence à les repousser de plus en plus, à refuser leur sollicitations pour le jeu ou la tétée, en fait, elle favorise leur prise d'autonomie : c'est le phénomène de détachement. Les petits exploitent les environs de leur tanière et s'aventurent de plus en plus loin, seuls ou en groupe, car, vers 7/8 semaines, ils commencent à se détacher également de leur frères et sœurs. Ils sont prêt pour quitter le foyer maternel et rejoindre leurs nouveaux maîtres et plus globalement leur nouveau milieu.

A ce stade de son développement, le chiot est capable "d'encaisser" la séparation d'avec la mère et de la fratrie conjuguée à l'arrivée dans un nouvel environnement.

Cette séparation est néanmoins génératrice d'une certaine anxiété pour le chiot qui a immédiatement besoin de nouveaux repères. Dans le cas d'un chiot convenablement sociabilisé à ce stade, l'attachement au(x) nouveau(x) maître(s) et aux autres animaux du nouveau foyer ou, plus globalement, au nouveau milieu est instantané, l'anxiété disparaît rapidement et cela permet la poursuite du processus de socialisation.

En effet, si le chiot de 2 mois connaît désormais la peur, il reste néanmoins extraordinairement adaptable et malléable.

De 7/8 semaines à 12/16 semaines, le chiot doit être exposé, au gré de contacts positifs et non stressants, à tout ce qui va constituer l'environnement et les conditions de sa vie adulte, y compris en vue d'une utilisation éventuelle.

Le futur chien de compagnie et citadin doit découvrir la voiture, la solitude et, bien souvent, le confinement en l'absence de ses maîtres, le collier et la laisse, les bruits et vibrations de la ville, le trottoir et son opposé la chaussée, éventuellement les transports en commun, la propreté et le respect de son environnement, le respect des vieillards et des enfants en bas âge...c'est un apprentissage fondamental pour toute sa vie ultérieure d'adulte, on parle d'apprentissage par habituation. Les mêmes mécanismes prévalent évidemment pour le futur chien d'utilisation et de compétition.

En fait, plus le chiot est soumis, à ce stade de son développement, à des stimulations riches, fréquentes et variées, tout en préservant évidemment son besoin de repos et de sommeil, plus il sera capable de s'adapter à l'âge adulte aux situations et aux environnements complexes et variés, il fera preuve d'une plus grande stabilité émotionnelle, on dit aussi que son seuil d'homéostasie sensorielle est très élevé.

La période juvénile : de 12/16 semaines à la maturité sexuelle et l'âge adulte

La maturité sexuelle, le stade adulte surviennent à un âge différent selon les races, les lignées et les individus. En général, les sujets de petite race arrivent à maturité plus tôt que les sujets de grande race, mais ce n'est pas toujours le cas.

A ce stade de son développement, le chiot a une place à part entière, un rang hiérarchique stable et bien défini au sein de son groupe. Au fil des mois, le chiot se montre de plus en plus réceptif à l'apprentissage. Parallèlement, il faut s'efforcer de maintenir et de préserver les acquis de la période précédente ( hiérarchisation, socialisation...).

Vers 5/6 mois puis vers 9/10 mois pour la plupart des individus, le chiot retraverse des périodes très sensibles et critiques. Les expériences fortes, positives et négatives, qu'il connaît à ce stade de son développement, marquent et influencent ses tendances et ses comportements sociaux pour toute sa vie.

La puberté, qui survient selon les races, le sexe et les individus, entre l'âge de 6 mois et de 20 mois, est marquée par une perturbation des comportements habituels du chiot/ chien. Il peut se montrer moins obéissant et/ ou docile envers son maître, moins réceptif à l'apprentissage, devenir agressif envers ses congénères ou l'homme.

C'est un peu l'âge bête du chien et il faut savoir s'y adapter.